Carte des bassins versants du ruisseau de la Savane et du ruisseau Levasseur.
Gestion intégrée de l'eau
Une démarche collective nommée "Gestion intégrée de l'eau des bassins versants agricoles, les ruisseaux Levasseur et de la Savane" a débuté en 2010 et s'est poursuivie jusqu'en 2015. Les objectifs de cette démarche étaient de:
- Mettre en oeuvre un projet collectif sur le plan local.
- Améliorer la qualité de l'eau et des écosystèmes.
- Favoriser l'implantation de mesures agroenvironnementales.
Comme plus de 71% du bassin versant Levasseur et plus de 58% du bassin versant de la Savane sont utilisés pour l'agriculture, impliquer le milieu agricole était indispensable à ce projet. Ce sont 16 entreprises agricoles qui, soucieuses de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'eau et de la biodiversité, se sont engagées dans ce projet.
Ruisseau de la Savane (2023).
Suite à des analyses, l'eau des ruisseaux Levasseur et de la Savane a été qualifiée de "douteuse" (classe C: certains usages compromis). Les paramètres déclassants étaient :
- La turbidité
- Le phosphore
- L'azote
- Les nitrites et nitrates
- Les coliformes fécaux.
Certains de ces paramètres dépassaient le critère de protection de la vie aquatique, posant ainsi un risque pour la faune aquatique présente dans le ruisseau tels l'omble de fontaine (truite mouchetée) et le saumon atlantique. Des problématiques de pollution diffuse, d'érosion des berges et de sédimentation ont également été mises en évidence lors d'une caractérisation du ruisseau. Il a été déterminé que la topographie accidentée des ruisseaux, de fortes pentes, des bandes riveraines majoritairement inefficaces et un débit fortement augmenté lors de crues, de pluie et de fonte des neiges étaient les causes principales possibles pour la mauvaise qualité de l'eau.
Plan d'action concerté
Cette démarche découlait du plan d'action concerté (PAC), ayant eu lieu de 2007 à 2010, sur l'agroenvironnement et la cohabitation harmonieuse, une initiative du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et de l’Union des producteurs agricoles (UPA). L'objectif du PAC était d'améliorer la qualité de l'eau en milieu agricole et de mettre en valeur les efforts réalisés par les agriculteurs pour améliorer la qualité de l'eau. La coordination étant assumée par la Fondation de la faune du Québec (FFQ), un volet favorisant la biodiversité faisait partie intégrante de ce projet.
aPERÇU DES Aménagements effectués
Grâce au financement obtenu via le programme Prime-Vert, volet 10.1, du MAPAQ, de nombreuses actions et aménagements ont pu être mis en oeuvre afin de réduire significativement l'érosion et la pollution diffuse dans le secteur agricole de ces bassins versants :
- Plantation de bandes riveraines herbacées, arbustives et arborescentes ;
- Sorties de drain ;
- Confluences de fossés ;
- Stabilisation de ponceaux ;
- Stabilisation de sites érodés ;
- Reprofilage de berges pour adoucir la pente ;
- Aménagement de voies d’eau engazonnées, de tranchées filtrantes et d’avaloirs.
Ce plan visait à mettre en place des actions concrètes et adaptées localement en ciblant la conservation des sols et le contrôle du ruissellement, l’efficacité des matières fertilisantes et des pesticides et l’implantation d’aménagements hydro-agricoles. Suite à la réalisation de diagnostics d’érosion sur les berges des cours d’eau et en champ, plus de 100 000 $ de travaux d’aménagements hydro-agricoles ont été réalisés chez 10 entreprises.
Mise en place d'un avaloir en champ agricole.
Biodiversité, qualité d'eau et santé des sols
Avec l'appui financier de ses partenaires, dont la Fondation de la faune du Québec (FFQ), l’OBVNEBSL a également réalisé des aménagements favorisant la biodiversité, la qualité de l'eau et des sols le long du cours d’eau Levasseur :
- Plantation de plus de 10 000 arbres et arbustes sur 8 000m de bande riveraine ;
- Mise en place de 29 seuils fauniques ;
- Mise en place de corridors fauniques.
L’ajout des seuils faunique a permis d’accroître le nombre de sites de frais potentiels en plus d’offrir un milieu invitant à l’omble de fontaine. Par ailleurs, les arbustes, plantés sur 3 tronçons différents du ruisseau, produisent de l’ombrage pour maintenir la température de l’eau fraîche en plus de filtrer les intrants (sédiments, pesticides et engrais) entre les champs et le cours d’eau. Ces plantations ont également permis d’améliorer la connectivité entre les différents habitats du bassin versant.
Bande riveraine aménagée le long du ruisseau Levasseur.







